The tree of life and death
Posté par Dame Charlotte 19 May, 2008 dans Bocal agitĂ©
Which way to go ?
Through the tree of life the possibilities are endless and I feel lost in a forest that seems like ashes at my feet.
The end meets the beginning, from the empty hours of life, to the black hole of death.
In the middle of the vaccum stands the tree of life, enormous and proud and overwhelming.
traduction :
Quel chemin prendre ?
Dans l’arbre de vie les possibilitĂ©s sont infinies et je me sens perdue dans une forĂŞt qui Ă mes pieds a l’air de cendres. La fin rejoint le commencement, des heures vides de la vie, au trou noir de la mort. Au milieu du vide trĂ´ne l’arbre de vie, Ă©norme, fier et Ă©crasant.
(pas de commentaire)Petit hommage au chat
Posté par Dame Charlotte 2 May, 2008 dans Poèmes
Chat qui dort
Sur un bout de vieux tissu,
Une jambe de pyjama
Ou un coin de moquette.
Chat qui chasse
À l’affût de la mouche,
De l’oiseau ou d’une ombre
Quand il ne trouve pas de proie.
Chat qui joue
Saute et bondit,
Tel un petit diable fou
Partant à l’assaut de tout ce qui bouge.
Chat qui miaule
Pour se plaindre ou réclamer,
Ou pour nous avertir de sa présence
Au cas où on l’aurait oublié.
Chat qui se bagarre
Pédalant violemment des pattes arrières,
Écorchant son congénère
Au milieu d’un nuage de poils.
Chat qui mange
Tel un goinfre méthodique,
Avec grand bruit et du bout de la langue
Mais d’abord la sauce parce que c’est meilleur !
Chat qui se lave
En s’appliquant de sa langue rose et râpeuse
Et qui se frotte de sa patte souple et habile
Laissez-le donc il ne vous connaît plus
Chat qui parle
Mais ne demande rien,
Regardez ses yeux, écoutez donc sa voix !
C’est donc bien qu’il parle !
Chat qui aime
Et qui se frotte avec langueur,
Pour vous dire que vous ĂŞtes Ă lui
Mais aussi qu’il vous aime.
Car c’est lui qui vous choisit.
(pas de commentaire)Petite fĂ©e…
Posté par Dame Charlotte 24 March, 2008 dans Poèmes
Petite fée déploie ses ailes vibrantes dans l’air d’un songe,
D’un rêve aux mots de miel et aux couleurs d’arc-en-ciel.
Poussée par le souffle de ses idées furtives
Elle chavire dans la courbe accueillante d’une voyelle,
Puis se rattrape au sommet d’une fière consonne
Plantée droite dans une forêt de lettres grouillantes.
Petite fée grandit au fil des pages noircies de signes,
De pattes de mouches et de lignes tortueuses.
Emportée par l’élan de sa course
Elle tourbillonne à la poursuite d’une pensée timide,
D’une phrase à l’autre elle bondit pour attraper un mot
Espiègle et farceur qui n’est pas celui qu’elle croit !
Petite fée se pose sur un coin de page et ses ailes frissonnent,
La peau brillante de tant d’efforts elle s’étire de tout son long.
Le souffle court mais l’Ĺ“il immense et rayonnant
Elle applaudit devant l’œuvre accomplie,
Sa voix imperceptible félicite l’auteur souriant et satisfait,
Mais inconscient de la visite de sa petite fée d’inspiration.
Drowning
Posté par Dame Charlotte 31 December, 2007 dans Poèmes
The sky everywhere
The sea in his head
Cold water in the air
No air in his blood
The beach seems so far away
People and friends are so distant
He feels lonely in the emptiness
Remorse and remembrance
Now the sea is everywhere
The sky is high above
And his spirit is moving fast and downwards
He wants to cry
Yet he doesn’t
He can still see the sun far above
It shines like his birth
The depth is approaching like his death
He’s reaching the white sand
Alone and still
His eyes blink
He can still see the sun
He sees his own body
Heavy and white against the seabed
His eyes wide open upon the death
Le hurlement silencieux
Posté par Dame Charlotte 18 October, 2007 dans Morceaux
Cette nouvelle m’est venue en Ă©coutant en boucle un morceau de SchĂ©ol (ma moitiĂ©), intitulĂ© The man with the hate on his back (hommage Ă Ian Curtis lol).
À écouter pendant la lecture
Il entendit la porte se refermer lourdement derrière lui, sans autre bruit que celui d’un grincement lugubre ressemblant à un cri de corbeau blessé. Le refuge lui parut soudain minuscule dans la nuit, perdu dans cette forêt des temps futurs. Un ciel noirâtre et lourd régnait sur toute chose, et une odeur lancinante d’essence alourdissait l’atmosphère.
Les arbres d’acier obscurcissaient une nuit déjà opaque, mais ses yeux s’habituèrent vite, et il oublia les néons aveuglants de sa chambre. Ses poumons, atrophiés par l’air malsain de la cité durent pourtant s’emplir de cet oxygène piquant. Il se sentait serein et reposé, il pouvait donc sortir sans crainte, il avait chassé ses voix, une fois de plus.
(more…)
The fool
Posté par Dame Charlotte 17 October, 2007 dans Poèmes
Black and deep was the night
White and soft was the sheet
An ominous moon was waning slowly in silence
Yet he was sleeping with a childlike innocence
His bed was a cradle for him
A warm and generous embrace
His room was his haven
Everything was quiet and cool
He was asleep when she came
Diaphanous and unreal
She took his hand without a word
He gave her a smile from the depth of his sleep
Her cherry lips against his chest
Her hand upon his crutch
His eyes were wide open
And he could smell her scent
Sulphur and ginger
He felt her hands on his body
And kissed her fleshy lips
She was upon him and he was in her
She gave a devilish grin to the moon
He had a tremor with a sigh
She laughed manically
He saw the light and knew the truth
He was alone and sad in the cold night
His sheet was wet with passion
The placid moon seemed to smile at him
She played with him and he played the game
Traduction => (more…)
(pas de commentaire)Le manteau noyé
Posté par Dame Charlotte 16 October, 2007 dans Poèmes
Un manteau noir affleure Ă la surface
Et une chair blême et gonflée absorbe
La froide obscurité des profondeurs.
Une chevelure sans fin tisse une toile d’Ă©bène
Sur des flots noircis par une nuit sans lune.
Le souffle du ciel étoilé caresse la rivière
D’un imperceptible scintillement nocturne
Éphémère et voilé.
Un mouvement brusque perturbe le silence
De la forĂŞt muette et opaque.
Des pas rapides et des craquements
Rendent Ă la nature une vie
Qui a fui, craintive et résignée.
Des ombres et des lumières agitent le sous-bois
D’une effervescence soudaine et oppressante.
Une angoisse pesante surgit sur la rive
OĂą hommes et bĂŞtes se figent
Essoufflés et incrédules, face au fleuve.
Un cri et un nom éclatent au milieu des pleurs
Et des aboiements funestes.
Une bouche béante hurle en silence,
Un cĹ“ur s’effondre devant l’immobilitĂ© du manteau noyĂ©.
J’ai perdu mes mots
Posté par Dame Charlotte 15 October, 2007 dans Bocal agitĂ©
J’ai perdu mes mots, pourtant si bien rangĂ©s,
Ça, c’est la faute de mon vieux pĂ©cĂ© !
Car c’est lors de son agonie
Que mes meilleurs mots se sont évaporés
Comme par hasard les mieux agencés
Mais les seuls au format unique,
Virtuel, impalpable et faussement pratique.
Mes meilleurs mots m’ont fait faux bond
Avant de s’Ă©taler sur du papier
Ou de s’incruster sur un DVD.
Pas mĂŞme le temps de les relire
Ni de les illustrer car mon pécé a tout éradiqué !
Mort subite
Posté par Dame Charlotte 15 October, 2007 dans Bocal agitĂ©
L’asphyxie avant la nuit,
La paralysie avant la mort,
Un éclat avant la fermeture,
Circulez y a rien Ă voir.
…phage
Posté par Dame Charlotte 14 October, 2007 dans Bocal agitĂ©
Noctambule livrophage
Acharnée de la lettre
Lectrice nuitophage
Accrochée à la syntaxe
…De fil en page
